
Photo: David Boily, La Presse
Ce réglèment n’a pas fait l’affaire des cols bleus de Montréal. En effet, ceux-ci ont contesté le nouveau réglement, disant que l’arrondissement faisait appel à de la sous-traitance, ce qui va à l’encontre de leur convention collective. Selon Michel Parent, président du syndicat des cols bleus de Montréal, la ville «force les commerçants à agir comme des sous-traitants, sans les payer en plus» (citation prise de La Presse). Selon le syndicat, les citoyens deviennent des bénévoles pour la ville et le réglèment brime les droits des employés des cols bleus.
Suite au dépôt d’un grief par le syndicat, un arbitre avait conclu en 2008 que l’arrondissement violait bel et bien la convention collective, ce qui veut dire en quelque sorte qu’un résident ne devrait pas balayer le trottoir en face de chez-lui. Si le trottoir est sale, il doit probablement attendre qu’un col bleu vienne faire le travail de balayer. L’affaire s’est rendue bien sûr en Cour supérieure.
En juin dernier, la Cour supérieure a renversé la décision de l’arbitre, qualifiant même cette décision de «farfelue» (source), rejetant ainsi la requête des cols bleus voulant invalider une partie du règlement en question. Maintenant c’est au tour à la Cour d’appel de se prononcer sur la question, donnant raison elle aussi à l’arrondissement (lire la nouvelle ici).
Cette histoire est à mon avis ridicule. D’abord considérer quelqu’un qui balaie le trottoir devant chez lui comme étant un bénévole n’a pas de sens. Être obligé de faire une tâche n’est pas du bénévolat, comme on le faisait remarqué dans la décision de la Cour supérieure. De puis, considérer que c’est un droit des cols bleus d’avoir le monopole du balayage des trottoirs, ça ressemble à considérer que la ville leur appartient.
Pourquoi les syndiqués veulent-ils autant protéger leur tâche de balayer les trottoirs? Il me semble que c’est normal que les citoyens d’une ville contribue à ce qu’elle soit plus propre, bien qu’on puisse ne pas être d’accord avec le fait que l’arrondissement les oblige à faire certaines tâches.
C’est comme si le syndicat considérait qu’il y avait une quantité de tâches de nettoyage limitée et qu’en faisant appel aux citoyens, ils vont avoir moins de travail. Il y aura toujours des tâches de nettoyage à faire pour embellir la ville. Les syndiqués devraient plutôt être satisfaits de savoir que tous auront un arrondissement encore plus propre qu’avant.
Ceci me montre une fois de plus à quel point certains syndicats peuvent abuser de leurs pouvoirs. Nous sommes très loin ici des syndicats qui sont là pour «l’intérêt collectif» .
Donc rassurez-vous, la prochaine fois que vous ramasserez un déchet qui traine sur le sol, vous n’aurez pas à craindre des représailles syndicales.


Salut,
J’aimerais t’inviter à te joindre à l’angle droit, la première communauté de blogueurs de droite au Québec. http://angledroit.ning.com/
Mais comme j’ai pas ton courriel, je t’écris ce petit commentaire.
Si tu désires des informations additionnelles avant d’embarquer, tu n’a qu’à m’écrire à mon courriel.
En espérant te compter parmi nous d’ici peu.