Pour le droit d’association!

Plusieurs personnes confondent le droit d’association et le droit de syndicalisation. Le droit d’association est un droit fondamental dans notre société, entre autres inscrit dans la Charte canadienne des droits et liberté:

2. Chacun a les libertés fondamentales suivantes :
a) liberté de conscience et de religion;
b) liberté de pensée, de croyance, d’opinion et d’expression, y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication;
c) liberté de réunion pacifique;
d) liberté d’association.

Ainsi, tout groupe de personne a le droit de former une association, de faire des revendications, de demander des cotisations pour être membre de l’association, etc. Un groupe de travailleur est alors pleinement libre de s’unir et faire des revendications et pressions auprès de l’employeur. Certaines personnes en conclut que ceci rend les syndicats pleinement légitime, en accord avec le droit d’association. Cependant, ceci n’est pas aussi simple.

Logiquement, le droit d’association devrait impliquer le droit de non-association, tout comme le droit à la religion devrait impliquer le droit à la non-religion. On ne forcera jamais quelqu’un à exprimer ses opinions en public sur la base qu’il existe le droit à liberté d’opinion et d’expression. Ainsi le syndicalisme va beaucoup plus loin que la liberté d’association, car on force plusieurs travailleurs à faire parti du syndicat contre leur gré (à moins de quitter l’entreprise). Quand un syndicat est formé, les gens à l’intérieur de l’unité d’accréditation sont obligés de cotiser au syndicat et de respecter toutes les décisions prises par celui-ci.

Qu’est-ce qui permet alors aux syndicats de brimer le droit d’association inclut dans la Charte? C’est l’article 1 de cette même Charte, qui permet de contourner des droits selon certaines conditions. C’est l’Arrêt Lavigne qui a permis de le confirmer. Nous en traiterons dans un prochain billet.

Être en faveur du droit d’association ne veut ainsi pas dire être en faveur du modèle syndical actuellement utilisé au Québec. Personnellement, je ne m’oppose pas au droit des travailleurs de s’unir, au contraire. Je m’oppose plutôt à la structure syndicale qui fait appel à la coercition. Le droit de non-association devrait être aussi important que le droit d’association. Chaque travailleur devrait choisir d’être syndiqué ou non.

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