Question à la CSN et au CJPLQ: qu’est-ce que ça changerait?

16 novembre 2010

J’ai deux questions pour la CSN et la Commission Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJPLQ). D’abord:

1. Quel changement concret au Code du travail doit-on apporter pour faire une différence dans le conflit au Journal de Montréal?

Un article sur le site du Devoir affirme que

«Les jeunes libéraux estiment que le Journal de Montréal, dont les journalistes sont en lock-out, tout comme l’ont été ceux du Journal de Québec auparavant, viole l’esprit du Code du travail en engageant des journalistes de remplacement qui ne travaillent pas dans la salle rédaction.»

Soit que le journaliste a mal cité les jeunes libéraux, soit que les jeunes libéraux ne comprennent pas du tout ce qu’il se passe au Journal de Montréal. Ils ne semblent pas du tout au courant des jugements des différentes cours du Québec. Il a été clair que le Journal de Montréal n’engageait pas des journalistes de remplacement (voir le billet précédent). Il en a engagé un seul, et a été réprimandé pour ça.

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Des briseurs de grève au Journal de Montréal… vraiment?

14 novembre 2010

Le lock-out au Journal de Montréal a ramener dans les médias un sujet cher aux syndicats: la question de l’utilisation de briseurs de grève. On profite du conflit pour demander au gouvernement de changer la législation sur l’utilisation des briseurs de grève, pour la rendre encore plus restrictive et davantage favorable aux syndicats. En effet, la législation québécoise actuelle permet d’utiliser des briseurs de grève, à condition que ceux-ci ne soient pas sur les lieux de l’entreprise.  Du moins, c’est ce qu’a déjà conclu un juge de la Cour supérieur du Québec en 2009 (lire le jugement).

Une pétition de 23 000 signatures, lancée par la CSN, a entre autres été déposée récemment à l’Assemblée nationale en septembre  pour appuyer un resserrement  des mesures anti-briseurs de grève (lire la nouvelle).   Une revendication similaire a aussi été faite par une coalition de journalistes qui ont signé une lettre récemment (lire la lettre).  Cependant, il faut se demander quel est le lien entre la situation au Journal de Montréal  et l’utilisation des briseurs de grève.

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Syndicats et politique: un mélange au goût amer

9 novembre 2010

Logo du blogueCe blogue est resté muet trop longtemps. Bien que les sujets reliés au syndicalisme ne manquent pas, le temps est quant à lui parfois manquant.  Cependant, avec la nouvelle coalition syndicale qui a pris naissance très récemment, l’Alliance sociale (lire la nouvelle), ce blogue ne peut rester là sans réaction.

Dans une lettre signée par de nombreux chefs syndicaux de différentes organisations (FTQ, CSN, CSQ, CSD, SFPQ, APTS et SPGQ) et par les leaders étudiants des associations nationales (FECQ et FEUQ), on annonce la naissance d’une nouvelle alliance entre leurs différentes groupes: l’Alliance sociale (lire la lettre). Ce mouvement vise à contrer la monté d’une «pensée dominante qui répète inlassablement des mantras prônant le désengagement de l’État, la privatisation des services publics, le laisser-faire économique et le tout au marché.»  Ceci est sans doute en réaction à la création d’un nouveau mouvement, Liberté-Québec, et surtout en réaction à la possibilité de voir naitre un nouveau parti politique de centre-droite, avec en tête François Legault.

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8 avril 2010

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Quelques sujets à venir:

  • Les négociation dans la fonction publique
  • Les associations étudiantes
  • Un guide pour réfuter les arguments des opposants à la liberté syndicale
  • Syndicalisme et démocratie

Vous avez des sujets qui vous intéresse particulièrement en lien avec le syndicalisme? Commentez ici pour en faire part!


Lien syndical entre la FTQ et la CCQ

6 avril 2010

Les médias nous rapportaient récemment qu’il existe des liens familiaux entre des employés de la Commission de la construction du Québec (CCQ) et des responsables de la FTQ-Construction (lire la nouvelle). Certaines personnes y ont vu un complot, une infiltration planifiée de la FTQ dans l’organisme servant à gérer et surveiller le monde de la construction.

Personnellement, je ne crois pas au complot dans ce cas-ci. Il est assez fréquent que les gens travaillent dans des domaines similaires à leurs parents. Il est aussi fréquent d’utiliser ses contacts afin d’obtenir un emploi. Il y a tout de même des risques de conflits d’intérêt, ou du moins d’apparence de conflit d’intérêt, surtout pour certains postes tel que celui d’inspecteur. La CCQ a affirmé qu’elle allait se pencher sur la question et resserrer ses règles (nouvelle). Mais je ne crois pas que ça apporte des changements importants dans la gestion du monde de la construction.

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Un modèle unique de syndicalisme dans la construction

4 avril 2010

Les syndicats dans le monde de la construction en prennent un dur coup ces jours-ci avec de nombreux scandales. Plusieurs histoires éclatent depuis quelques mois: corruption, collusion, intimidation, liens avec le milieu criminel, conflit d’intérêt, etc. L’ampleur que prend la situation est si étendu qu’on peut difficilement s’empêcher de se questionner sur la structure syndicale du monde de la construction au Québec. Ce modèle est unique et a possiblement un certain lien avec la situation actuelle. Peu de médias en parlent en détail, alors ce billet servira de survol afin de mieux comprendre le syndicalisme dans le milieu de la construction.

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Le monopole agroalimentaire

24 mars 2010

Pour certaines personnes, le syndicalisme est synonyme de «pour le petit travailleur» et s’opposer au modèle syndical québécois signifie être «pro-patronal» (voir commentaire au billet Pourquoi la liberté syndicale? ). Or, dans plusieurs cas, le modèle québécois est davantage axé sur le corporatisme plutôt que sur les travailleurs. L’Union des producteurs agricoles (UPA) en est un bon exemple.

En 1972, le gouvernement québécois adoptait la Loi sur les producteurs agricole qui donnait le pouvoir à une seule organisation de représenter tous les agriculteurs. C’était la naissance de l’UPA telle qu’on la connait maintenant. Bien qu’il ne soit pas obligatoire d’en devenir membre, tous les agriculteurs au Québec sont obligés d’y cotiser. En plus de devoir payer, ils doivent se conformer aux règles établies par l’UPA, cette dernière contrôlant la mise en marché, la commercialisation et le développement de la production agricole québécoise. Le Québec est la seule région du monde occidental à avoir encore de nos jours ce type de modèle unique de monopole agroalimentaire.

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Quand le syndicat veut le monopole du nettoyage des trottoirs

9 septembre 2009

Photo: David Boily, La Presse

Photo: David Boily, La Presse

En 2007, l’arrondissement de Ville-Marie à Montréal adoptait le Réglèment sur le civisme, le respect et la propreté, qui donnait plus de responsabilités aux propriétaires et aux occupants des terrains et édifices pour garder l’arrondissement propre. Ces propriétaires et occupants ont entre autre maintenant à balayer le devant de leur résidence ou commerce. Ainsi, chacun fait sa part pour embellir les lieux.

Ce réglèment n’a pas fait l’affaire des cols bleus de Montréal. En effet, ceux-ci ont contesté le nouveau réglement, disant que l’arrondissement faisait appel à de la sous-traitance, ce qui va à l’encontre de leur convention collective. Selon Michel Parent, président du syndicat des cols bleus de Montréal, la ville «force les commerçants à agir comme des sous-traitants, sans les payer en plus» (citation prise de La Presse). Selon le syndicat, les citoyens deviennent des bénévoles pour la ville et le réglèment brime les droits des employés des cols bleus.

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La formule Rand et la Cour suprême

24 août 2009

Dans le débat pour la chefferie de l’ADQ du dimanche 23 août, il a été question de la formule Rand. Alors que M. Jean-François Plante proposait d’abolir celle-ci, M. Eric Caire a mentionné que « le problème c’est qu’on a un jugement de la Cour suprême », sous-tendant qu’on ne peut pas la retirer du Code du travail parce qu’elle fait suite à une décision de la Cour suprême. Vraiment?

Si M. Caire avait raison, ce blogue serait sans intérêt… en fait, il serait un combat contre la constitution canadienne. Mais heureusement, la réalité n’est pas celle présentée par M. Caire.

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Qui protège le travailleur?

24 août 2009

Le Code du travail est un code dédié à définir les procédures pour obtenir une accréditation syndicale, ainsi qu’à définir les privilèges, les droits et certains aspects du fonctionnement d’un syndicat. À mon avis, il sert d’abord les intérêts du syndicat plutôt que du travailleur. Pour ce que j’en comprends, le raisonnement est le suivant: le syndicat a comme rôle de défendre les travailleurs et puisque les décisions du syndicat se font de façon «démocratique», on donne un important pouvoir au syndicat, et ce dernier se chargera de défendre les travailleurs.

Qu’en est-il si des travailleurs s’opposent à l’entrée d’un syndicat ou veulent expulser un syndicat déjà en place? Pour éviter l’entrée d’un syndicat, ils ont deux choix: soit prier pour que le syndicat ne ramasse pas assez de signatures (ou votes) ou prier pour que l’entreprise réussisse à contrer le syndicat.

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